mercredi 9 octobre 2019

 UNE PAGE SE TOURNE...

Au travers de ce discours*, j'ai voulu retracer ces belles années à vos côtés,  la nécessité de se développer, d'innover, les difficultés et les réussites. 17 années qui illustrent bien la polyvalence de ce métier entre animations de terrain, recherches de fonds et coordination!
Il y a eu des larmes (un peu) et des rires (surtout)!

MERCI pour vos discours émouvants, vos chansons dans le vent, vos cadeaux, vos confitures,  vos fleurs....

MERCI aux producteurs, au coq à l'âne et au restaurant Marcel à Nantes de nous avoir fait déguster 
de bons produits fermiers!!























*04 octobre 2019 : une page se tourne…


Je tiens à excuser Madame Le Maire de Bouguenais, Martine Le Jeune et Sylvain Bacle, adjoint délégué à l’éducation et à l’enfance et Myriam Bigeard conseillère départementale retenus aux festivités des 30 ans de jumelage avec l’Allemagne. Merci à Christèle Malard conseillère municipale aux espaces verts et naturels d’être présente. 


Pendant les 5 années passées à la mairie de Bouguenais au cœur de l’agenda 21 et des  initiatives locales j’étais abonnée à la revue villages magazine. Toutes ces lectures éclairantes et les actions innovantes de la ville m’ont permis de faire le plein d’énergies positives et m’ont motivé pour écrire les premières lignes d’un rêve : ouvrir une ferme pédagogique itinérante au cœur de l’agglomération nantaise. La sédentarisation a vite pris le pas sur l’itinérance. L’objectif premier était de favoriser les échanges entre la ville et la campagne et permettre au plus grand nombre de garder un contact direct avec les animaux et leurs bienfaits.

Accompagnée pendant deux ans par la boutique de gestion et soutenue par la ville de Bouguenais et Françoise Verchère que je remercie pour sa confiance et qui m’a proposé le site de la Ranjonnière pour y installer nos animaux,  j’ai lu et relu des articles sur la création d’entreprise et j’en garde en mémoire

un qui disait ceci :

Vous partagerez vos nuits et vos jours, vous aurez un lien émotionnel fort avec lui, votre cœur vat battre plus rapidement à la vue du simple logo, vous ne verrez que les avantages et pas les inconvénients, vous ne verrez que les qualités et évidemment aucun défaut !

J’ai ri et en fait il n’était pas très loin de la vérité.

Une métaphore que je croyais particulièrement exagérée…et bien 17 ans plus tard, je me lève toujours pour prendre des notes, refaire des totaux, communiquer et imaginer l’avenir de cette association…

Cette  aventure est née d’une passion commune avec une amie Virginie à qui j’ai rapidement demandé de m’associer et ce fut le début de la clé des champs. J’ai passé deux années à trouver des fonds, à défendre le dossier, à le faire évoluer au fur et à mesure des rencontres, des conseils, devant les échecs et les réussites.  On a travaillé ensemble sur une étude de marché, passé des oraux et dessiné les contours de la ferme.  Et puis une fois les fonds réunis Virginie a quitté son travail pour se lancer dans l’aventure avec moi et un groupe de copains qui a composé le premier conseil d’administration : Ludo, Philippe et Cécile.



Il y a eu des moments difficiles où, il a fallu s’accrocher, se défendre. Lorsqu’on vous dit que vous allez réussir mais qu’il faudrait quand même l’aide d’un agriculteur aux grosses paluches, sous-entendu et au-delà des clichés, ce ne sont pas deux nénettes toutes frêles qui vont pouvoir remuer les brouettes et déplacer des montagnes de bottes de foin!  Et bien si, on a réussi….alors je te remercie Virginie d’avoir dit oui il y a 17 ans à ce projet un peu fou !!



J’ai toujours eu cette volonté et ce sentiment qu’à plusieurs on irait plus loin alors cette association s’est agrandie avec l’arrivée de nouvelles personnes très impliquées et engagées dans ce projet : Virginie, Noella, Christophe, Michel, Laura, Maryse, Emmanuelle, Stéphane, Aurore, Catherine, Cyril, Alain, Céline, Gaby, Fabienne, Carole, ma maman qui a toujours soutenu mes choix, mon papa qui a passé de nombreux samedis à faire briller la bergerie, mon mari qui savait que ce projet de vie avait du sens pour moi et à qui on doit entre-autres le nom de la clé des champs !!), mon petit frère avec ses interventions franco-anglaises, catalanes et ses conseils. Et popaul mon voisin bricoleur qui a construit les parcs, les cages, la clé, le coffre du trésor sans un soupçon d’obsolescence programmée !! Evidemment mon fiston, qui a fait ses premiers pas dans les prés de la Ranjo avec ses couches culottes trempées dans le poulailler !!



Ce fut un petit noyau de gens motivés qui a porté ce projet à nos côtés en venant faire les soins le dimanche, en nous aidant à la compta, aux travaux, en creusant des mares, en plantant des piquets…



Et puis ce petit noyau est devenu une belle association reconnue d’intérêt général avec un nouveau bâtiment (quelle joie de quitter nos bungalows jaunes version nature et découverte avec fontaine d’eau ruisselante sur l’imprimante) un agrément jeunesse et éducation populaire, un agrément entreprise solidaire, un agrément service civique, un accueil de loisirs unique en Loire-Atlantique et qui affiche complet en 10 minutes !!



Et puis Céline est venue renforcer l’équipe salariée puis, Noëlla après avoir occupé le poste de présidente, Coralie, Flora notre première cuisinière animatrice, puis Sylvain, Laura-Céline et Julie accompagnés par de nombreux stagiaires et des services civiques. J’ai essayé de professionnaliser l’association avec Noëlla, Chantal, Virginie,  des présidentes qui ont donné du temps, des idées, des méthodes pour améliorer le fonctionnement, rendre plus professionnel notre côté empirique mais riche. Il y a eu des moments difficiles à surmonter, la vie associative n’est pas un long fleuve tranquille.  J’ai eu des ratés mais ils m’ont aidé à progresser comme vous, qui m’avez accompagnée par vos expériences individuelles et collectives.

Pendant toutes ces années, des mots, des gens, ont éclairé mes actions :

La nature a été pour moi, aussi longtemps que je m’en souviens, une source de réconfort, d’inspiration, d’aventure et de plaisir ; une maison un professeur un compagnon écrivait  Laurraine Anderson et bien oui ce sont tous ces plaisirs que j’ai eu pendant mon enfance au contact direct de la nature que j’ai voulu partager avec tous les publics accueillis ici et notamment les enfants.



La médiation animale a été pour moi une révélation. J’avais lu et relu de nombreux articles, rêvé qu’un jour que pourrais en faire un métier et c’est arrivé.



L’animal a un rôle important sur les plans moteur et sensoriel, sur le plan de la mémoire, sur le plan de la communication et du langage…Il nous responsabilise.

Il apaise, protège, rassure…. Nous sert régulièrement de médiateur, sans jugement !



Nous avons travaillé la motricité de certains, l’autonomie d’autres. Mais ce fut surtout des moments de plaisir partagés avec des résultats thérapeutiques que je confirme aujourd’hui après 15 ans d’expérience au cœur de la médiation animale et de la zoothérapie devenues des spécialités de virginie et de pauline.



Alors j’adresse un vrai clin d’œil à notre cheptel  qui nous accompagne depuis plusieurs années et une pensée pour Djengo que nous avions trouvé ici en arrivant il y a 15 ans alors qu’il n’était qu’un chaton et qui a décidé cette semaine de tirer sa révérence.



Les anecdotes sont nombreuses mais je ne peux pas oublier ces mains d’enfants ou de jeunes en situation de handicap qui s’ouvrent pour caresser un lapin, ma première maison de retraite et ce papy qui avalait tout ce qu’il devait mettre sur une carte nature jusqu’à la plume de coq trop longue pour disparaître et que j’ai pu lui retirer de la bouche avant la fausse route.

Ces personnes âgées qui sont persuadées qu’elles ont passé une belle journée alors qu’elles descendent juste du mini bus mais qui retrouvent le sourire le temps d’une caresse faite aux chèvres ou d’une chanson de la valse à 1000 temps interprétée par virginie, leur rappelant les bons souvenirs de leur jeunesse !



Ces chantiers éducatifs et ces retours positifs de jeunes qui se sont sentis utiles et qui ont appris à manier des outils avec nos jeunes bricoleurs retraités, une équipe de Dalton : Serge, Michel, Loic qui a contribué dans la bonne humeur à enrichir la ferme avec Jean-Michel qui est parti trop tôt et qui portait  haut et fort les valeurs de la protection de l’enfance.



Cette petite fille de 4 ans qui répond à un garçon du même âge qui lui demande « pourquoi il n’y a  pas de girafe à la ferme » ! « et bien parce que les avions atterrissent trop bas ».



L’appel des douanes de l’aéroport nous proposant 5000 canetons en direct de bamako.



En plein atelier pratique avec le véto m’apprenant à vacciner les lapereaux contre la myxo, je fus à deux doigts de lui injecter la dose anti yeux rouge en traversant allègrement le dos de la bête à poil !



Quand les maternelles connaissent plus l’apéro que les petits du lapin et de la lapine !



Lorsque vous ramenez un porcelet de la fontaine aux bretons et que vous vous arrêtez trois fois sur la bande d’arrêt d’urgence car en pleine hystérie votre cochette se transperce le groin avec un clou, en explosant sa cage qui avait pourtant supportée la phase de crash-test de popaul !!



Et puis tous ces moments de solitude, lorsque vous tombez la tête la première dans la gamelle pleine de cassoulet, de Rosalie la truie, devant des adhérents qui hésitent entre le rire et la compassion !



Lorsque vous vous ouvrez la porte de votre bungalow déguisée en vache en pensant que c’est la première équipe de maternelles qui arrive récupérer le trésor et que c’est en fait le technicien du conseil départemental qui vient (sans rendez-vous !!) faire le point sur votre dossier de subvention !



Solitude encore lorsque votre chèvre a décidé de mettre bas à l’heure du JT de TF1 et que vous êtes encore à admirer le premier chevreau en écoutant hurler la mère, vous vous dites, il y en a sûrement un autre qui ne peut pas sortir. Alors au lieu d’appeler le véto de garde (car il est déjà 21h00 !!) vous appelez Patrice, l’éleveur dépanneur, aux conseils de terrain sans faille, et qu’il vous dit qu’il faut mettre les mains à l’intérieur pour aller chercher le second et que vous lui répondez mais je n’ai jamais fait ça et j’ai que des gants de cuisine !



Enfin, dernier instant de solitude lorsque vous êtes fière de vider le seau des toilettes sèches à la fête de la ranjo en passant par la trappe arrière et que vous entendez une petite voix vous dire gentiment : « il y a quelqu’un » !!



Petit clin d’œil aux jeunes filles venues brosser le poney pour faire du bénévolat (prononcer bénévolate) mais demandant en partant 10 euros

pour une ½ heure de pansage !



Quand vous faites le bilan de la matinée avec des élèves de Grande Section en leur demandant ce qu’ils ont vu à la ferme et qu’ils vous répondent en cœur : « des avions » !



Lorsque vous vous sentez super vieille en écoutant parler un DJEUN’S 


 de 16 ans vous dire « je kiffe à donf ton piaf » !! 



Pauline ne lâche rien côté fautes d’orthographe des rapports de stage et des lettres de motivation !



Ne prends jamais de rendez-vous chez le coiffeur à 18h15, impossible à tenir lorsque tu dois enfermer seule les deux vieux canards en tournant pendant 20 minutes autour de leur mare gelée, sur laquelle ils ont décidé de patiner… et range bien tes dossiers de sub au risque de les voir disparaître ou décorés d’empreintes de chat ou de tourterelles !

Et puis il y a eu cette mamie dans une maison de retraite enfermée dans un monde avec lequel il est difficile de communiquer, qui bras dessus bras dessous près des animaux me prend les cardes à main et  me dit, sous le regard interloqué des aides-soignantes : « ben ma petite fille ce n’est pas comme ça qu’on carde la laine » et qui a pris mes cardes en m’expliquant qu’avec sa grand-mère elle cardait la laine le soir devant la cheminée !



Loin de moi l’idée de faire une version mélo-patho-dramatique en 3 actes sans entr'actes de ce pot de départ, vous connaissez tous mon goût pour le rire et la bonne humeur mais tous ces moments ont été pour moi des petits bonheurs au quotidien.


Se dire qu’on se lève le matin avec le sourire pour aller travailler portée par tous ces instants de plaisir partagé. Je vous assure que ça n’a pas de prix !



J’ai essayé au mieux comme un chef d’orchestre de mettre en musique  les spécialités de chacun et de chacune.



Nous sommes partis d’une friche il y a 15 ans  et comme je vous le disais dans l’invitation, sans vous, la clé des champs ne serait pas ce qu’elle est aujourd’hui.

Je souhaite mettre en avant le rôle des bénévoles qui donnent beaucoup de temps. Les membres du conseil d’administration,  les bricoleurs du mardi qui sont passés des daltons aux chevaliers de la table ronde avec l’arrivée de Guy, de jean-pierre, jacky et alain,  les soigneurs du dimanche, les bénévoles de la fête, les retraités, les actifs, les jeunes, les volontaires en service civique  tous ceux qui remontent leur manche pour faire vivre cette association. 4578 heures de bénévolat en 2018 estimées à plus de 68 000 euros !



Ils sont précieux pour ce fameux lien social qu’il faut défendre. C’est du temps passé au service des autres pour soutenir le monde associatif en grande difficulté face aux décisions politiques actuelles de le fragiliser. C’est du temps de rencontre et d’amitié me confiait récemment notre trésorière Jeannine qui, à plus de 70 ans, a découvert les joies de la comptabilité et de l’amour comme quoi les comptes de résultats même déficitaires peuvent rimer avec plaisir !



Tout votre travail permet de maintenir un espace agréable et accueillant, de soutenir l’emploi local, de permettre des activités pédagogiques pour tous et notamment pour les plus fragiles.



Je souhaite également remercier les services de la ville avec lesquels nous travaillons régulièrement, les réseaux dans lesquels j’ai passé un peu de temps, le GRAINE, écopole, les écossolies, trop peu de temps à mon goût car ils sont importants dans le paysage associatif et nous aident à progresser collectivement. Je remercie toute l’équipe d’unis–cité, les foyers de protection de l’enfance avec lesquels nous avons travaillé pour monter des projets de chantiers éducatifs porteurs de sens et menés par Emmanuel Gouy, un nom reconnu dans tous mes dossiers de subs !! Je remercie tous nos heureux donateurs, qui au-delà des actions de terrain soutiennent l’association financièrement et c’est important. Je remercie tous nos partenaires financiers et en particulier le conseil départemental et Myriam Bigeard qui a défendu depuis plusieurs années notre projet.



Aujourd’hui ce sont 6000 personnes qui participent à nos activités, 4 salariées, des volontaires en service civique, des stagiaires et 30 bénévoles actifs…Jacqueline et sa jacquotte, Céline et rose en attelage, j’ai envie de tous vous citer parce que vous le méritez, mais vous êtes nombreux alors pardonnez mes oublis et mon résumé pour vous remercier.



L’éducation populaire et l’éducation à l’environnement nous ont guidées dans nos choix et nos pratiques  pour rendre accessibles nos activités et j’en suis fière même s’il est difficile de rechercher chaque année des fonds pour avancer, maintenir l’existant et se développer.



Car tout ne se réduit pas à un chiffres d’affaire, j’ai essayé de maintenir le cap de finances saines (je parle sous le contrôle de notre expert-comptable), d’investissement raisonné, de développement innovant mais évidemment les activités d’intérêt général qui, on le voit chaque jour, répondent à un vrai besoin sur le territoire nécessitent des  soutiens financiers en complément des revenus générés par nos activités. Le gouvernement ne l’entend pas de cette façon alors il nous faut trouver de nouvelles solutions, l’appel aux dons, aux legs, le mécénat d’entreprise, des concerts de soutien… car les subventions baissent chaque année un peu plus cumulées avec la réduction drastique des contrats aidés. Evidemment si nous pouvions vivre en autofinancement complet (on autofinance quand même deux postes !!) ce serait la meilleure solution mais il est évident que nous ne pourrions pas être accessibles à tous !



C’est aussi du stress et de la fatigue devant les lourdeurs administratives imposées aux petites et moyennes associations. C’est beaucoup de temps à passer qu’on aimerait mettre au service du terrain, des animations, des enfants, des familles…



Louis espinassous a écrit :

C’est dehors, dans le jardin, les prés et les bois, le bord de mer ou la montagne, dans ce contact plein avec le réel que l’enfant construit une part considérable de son rapport à son corps, à ses sens, à son intelligence, à la vie et aux autres. C’est ainsi qu’il développe au mieux la totalité de son être.

Alors oui laissez les enfants expérimenter, grimper dans les arbres, mettre les mains dans la terre, sauter dans les flaques, rire, jouer, construire des cabanes, goûter les framboises du potager, vivre leur enfance proche de la nature.



Je suis partie avec de nombreux objectifs pédagogiques pour chaque animation programmée, et après 15 ans, je me rends compte à quel point il est important de laisser les enfants vivre pleinement leur expérience dehors, de jouer ensemble et de profiter de temps libre…

Le respect vient aussi de la connaissance. Mais la connaissance passe aussi par le plaisir j’en suis aujourd’hui persuadée.


Et puis la maladie est venue frapper à la porte de mon cerveau…au sens propre et au figuré ! une maladie rare avec laquelle il a fallu composer pendant plusieurs années. De cette épreuve j’en ai écrit un livre, il me reste quelques exemplaires pour ceux qui veulent en savoir plus sur l’acromégalie…c’est le moment !! tous les bénéfices sont reversés à l’association acromégales pas seulement.

Après cette petite page de pub, je me réjouis de la conjuguer au passé depuis NOEL dernier. Mais ce ne fut pas sans efforts au travail et  à la maison, alors je ressens aujourd’hui le besoin encore plus présent de croquer la vie et de faire une pause pour profiter pleinement de cette guérison !

Vous avez été plusieurs à me demander ce que j’allais faire :

Je vais commencer par accompagner ma remplaçante le mieux possible.

Aller prendre un café avec Emma notre voisine et Donatien notre

Pierre Rabhi local !

Je vais mettre un peu de mon énergie retrouvée au service de l’association de malades de l’acromégalie pendant quelques mois pour contribuer à faire connaître la maladie et à réduire l’errance médicale qui la caractérise.

Je vais continuer de suivre le projet d’espace de vie sociale de la clé des champs et le partenariat avec la ville de Bouguenais qui je l’espère, et c’est bien parti, devrait voir le jour prochainement grâce au soutien de Martine Lejeune et de son équipe que je souhaite vivement remercier et grâce à l’aide précieuse de la CAF. Ce projet doit nous permettre de soutenir nos activités existantes et de développer un vrai partenariat social et éducatif avec la ville de Bouguenais et notamment la maison pour tous.

Je ne serai pas loin, je suis attachée à ce projet, à la ranjo, à mes courses de 18h58 au magasin, aux salades de saison et aux tartes au citron, mais je vais surtout prendre le temps de réfléchir aux projets à venir avec des idées qui ne manquent pas : l’environnement encore et toujours, le sport-santé, l’alimentation….

"Il n'y a rien de plus important au monde, et pour le monde, qu'un beau souvenir d'enfance." F.Dostoïevski


Je suis heureuse d’avoir contribué à en construire quelques-uns. Je suis heureuse d’avoir accompagné des jeunes, des enfants, de les avoir formés en donnant quelques clés de la découverte et leur donner le goût du plein air. Je pense à Roxane qui milite aujourd’hui pour l’éducation à l’environnement,  j’ai semé des graines et c’est un beau cadeau de voir que la relève est assurée ! et suis très fière de voir les enfants cuisiner !!

Je ne sais pas si je retrouverai un projet qui a donné autant de sens à ma vie. Je continuerai de militer parce qu’on a besoin de ces espaces de pleine nature au cœur des villes. On a besoin de soutenir l’agriculture paysanne, j’ai aussi découvert un monde paysan innovant, soucieux de nous proposer des produits locaux de qualité. Parce que  la protection de l’environnement doit être l’affaire de tous, nous avons tous un rôle à jouer. Je n’ai aucune leçon à donner, j’ai moi-même beaucoup de progrès à faire mais on peut essayer d’avancer pour redonner du sens à nos actes achats et soutenir les petits producteurs.

Comme le colibri j’ai fait ma petite part ici…avec vous !

J’ai encore plein d’idées qui me réveillent encore pour cette asso, comme la roulotte aménagée pour aller dans les villages et les quartiers… éveiller les sens et la curiosité ! ne baissez pas les bras même devant les difficultés, ça en vaut la peine ! et puis j’ai toutes les photos de Georges qui  me rappelleront dans 20 ans au coin du feu  à quel point je n’ai pas pris une ride et que ce furent de bons moments !

Je tourne une page de cette belle histoire et je remercie mes collègues et toute l’équipe de la Ranjo, avec lesquelles j’ai ri et pris beaucoup de plaisir à travailler.



Je vous remercie toutes et tous pour votre engagement, votre soutien, merci d’avoir rempli mon réservoir d’ocytocine pour les 10 ans à venir !



Je souhaite longue vie à la clé des champs qui m’a tant donné toutes ces années…je passe la main à Pauline Bihel, équithérapeute,  éduc de jeunes enfants, directrice alsh....notre fameux mouton à 5 pattes !

Vous ne perdez pas au change : j’avais des crayons tout en couleurs pour les cartes mentales elle a powerpoint !

Mais on a en commun l’énergie positive des projets et la bonne humeur !!

Je terminerai par cette citation de Louis Pauwels

L’enfance trouve son paradis dans l’immédiat et sa féerie avec un bout de ficelle, elle ne fait d’ailleurs pas son bonheur, elle le sécrète, elle est le bonheur.



Alors je vais continuer à préserver mon âme d’enfant et je vous remercie

tous chaleureusement

                                                             Anne-Sophie Pigré